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>Extraction d'or en Afrique du Sud</text
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>Un carrefour en périphérie de Johannesburg. C'est à cet endroit que de l'or a été découvert par hasard en 1886, déclenchant une véritable ruée vers l'or. De riches gisements ont ainsi été mis à jour sur le site actuel de la ville de Johannesburg, ce qui a favorisé l'émergence de compagnies minières de grande envergure, parmi lesquelles le géant Anglo American Corporation. «Depuis les années 1880, l'or est à proprement parler le moteur de la croissance économique de l'Afrique du Sud. En un peu plus d'un siècle, juqu'en 1996, le pays a extrait à lui seul près de 45 000 tonnes d'or, un chiffre considérable au vu de la production mondiale sur cette même période (environ 125 000 tonnes). Les plus riches mines se trouvent dans ce qu'on appelle le croissant aurifère du Witwatersrand, autour de Johannesburg.» &lt;br&gt;&lt;br&gt;</text
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time="65000"
>L'exceptionnelle teneur en or du minerai dans cette zone, où l'on trouve de loin les plus riches filons du monde, s'explique par des facteurs géologiques spécifiques. Vaal Reefs est le deuxième plus grand complexe d'extraction d'or au monde: il se compose de 8 mines qui produisent chaque année l'équivalent de plus de 1.2 milliard de francs suisses. Seule une infime partie des installations est visible car il s'agit essentiellement d'une exploitation souterraine: rien que sur le site de Vaal Reefs, on compte plus de 4000 km de galeries creusées dans les entrailles de la Terre. Les filons d'or se trouvent à une profondeur de 2 à 8 km. Les mines sud-africaines plongent à près de 4 km dans la croûte terrestre (soit 8 fois la hauteur de l'Empire State Building). A de telles profondeurs, la température monte à 60-70 °C. Pour la maintenir à un niveau supportable et rendre possible une activité d'extraction, les galeries doivent être ventilées à l'aide de pompes pulsant d'énormes volumes d'air rafraîchi à l'eau glacée.&lt;br&gt;&lt;br&gt;</text
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time="136000"
>«Notre système d'exploitation minière est basé sur la volonté de n'extraire que le minerai contenant de l'or. Le reste doit être laissé sous terre. L'image du sandwich illustre parfaitement cette idée: une fine couche de miel entre deux tranches de pain, l'objectif consistant à extraire uniquement le miel, sans le pain. Le principe est le même pour les filons d'or qui serpentent à des kilomètres sous terre: eux seuls nous intéressent.» &lt;br&gt;&lt;br&gt;</text
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time="173000"
>Pour parvenir au minerai d'or, il faut commencer par forer le puits d'extraction principal. Dans cette mine d'or en cours de construction, il atteindra 2400 mètres de profondeur une fois les travaux de forage terminés. &lt;br&gt;&lt;br&gt;</text
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time="209000"
>Avant que l'extraction du métal précieux puisse véritablement commencer dans cette mine en 1996, il aura fallu investir pas moins d'un milliard de francs suisses. La chaleur et l'humidité rendent les conditions de travail extrêmement pénibles à ces profondeurs, où il faut recourir à l'explosif en s'assurant que tous les travailleurs se trouvent en sécurité à la surface avant le déclenchement de l'explosion. &lt;br&gt;&lt;br&gt;</text
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time="242000"
>La roche désagrégée par l'explosion est ensuite chargée par un bras articulé télécommandé et remontée à la surface. Cet engin est conçu pour hisser à la verticale sur 2 kilomètres un poids de 150 tonnes. Son câble en acier pèse à lui seul 80 tonnes. Quasiment tout doit passer par le puits d'extraction principal: les mineurs avec tout leur matériel, les rails de chemin de fer et les petites locomotives, les millions de tonnes de déblais et, enfin, le précieux miel, à savoir le minerai d'or.&lt;br&gt;&lt;br&gt;</text
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time="287000"
>«Avec nos nouveaux contrats de travail, nous sommes désormais le pays où le coût de revient de la production d'or est le plus élevé. Les trois dernières années ont été très dures pour le secteur minier sud-africain: des mesures de rationalisation ont été mises en œuvre partout où cela était possible. Mais l'on ne peut rien au fait qu'en Afrique du Sud, le métal jaune n'est présent qu'à des profondeurs comprises entre 2 et 4 kilomètres, ce qui renchérit considérablement son extraction. L'Australie et les Etats-Unis, nos principaux concurrents, ont la chance de pouvoir travailler en surface dans des mines à ciel ouvert, dont provient la majeure partie de leur production d'or.» &lt;br&gt;&lt;br&gt;</text
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time="329000"
>La descente s'effectue à environ 60 km/h. Il faut plus de 4 minutes au monte-charge pour atteindre l'étage inférieur, à 2400 mètres de profondeur. Il règne une chaleur humide là-dessous. Les mines d'or sud-africaines emploient près de 400 000 personnes, dont 45 000 travaillent dans le complexe minier de Vaal Reefs. La plupart d'entre eux travaillent de jour. Le réseau ferroviaire des galeries principales sert à convoyer le minerai et le stérile (roche non exploitable) dans le dédale de tunnels souterrains aux multiples ramifications ainsi qu'à acheminer les mineurs vers leur lieu de travail, à proximité immédiate de la veine d'or. &lt;br&gt;&lt;br&gt;</text
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time="377000"
>C'est là, au contact même du filon d'or, que s'effectue le véritable travail: il faut poursuivre le creusement des galeries, forer de plus en plus avant dans la roche encaissante en utilisant des explosifs pour détacher le minerai d'or de sa gangue minérale. La principale tâche des mineurs consiste à percer les trous où déposer les explosifs et à nettoyer ensuite les passages ainsi dégagés à l'aide d'un jet d'eau sous haute pression. «Voici le filon d'or, ce qu'on appelle le Ventersdorp Contact Reef. Il s'agit d'un filon de diamètre relativement large par rapport à d'autres. Au-dessous, on trouve une couche de sable quartzeux, de texture plus molle que le filon d'or, et, au-dessus, une couche de pierre de lave extrêmement solide. Sur le site de Vaal Reefs, il existe d'autres filons d'or plus malléables, moins secs que celui-là. Ici, le minerai d'or se désagrège en une multitude de petits éclats lors de l'explosion.»&lt;br&gt;&lt;br&gt;</text
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time="435000"
>On déclenche une explosion par jour. Pendant l'explosion et durant les quatre heures suivantes, personne ne doit se trouver dans la mine souterraine. C'est seulement une fois que les fumées de l'explosion se sont dissipées que l'équipe de nettoyage retourne dans les galeries pour laver sous haute pression le minerai désagrégé. Le minerai d'or, l'objet de toute cette activité, est ensuite rassemblé mécaniquement et acheminé par voie ferrée vers un point de collecte souterrain, d'où il est remonté à la surface pour traitement. Chaque tonne de ce minerai contient en moyenne sept grammes d'or pur.&lt;br&gt;&lt;br&gt;</text
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time="494000"
>«Nous nous efforçons de trouver sans cesse de nouveaux moyens de renforcer la sécurité de nos installations à ces profondeurs. Dans cet objectif de sécurisation, nous laissons certaines parties du filon d'or non exploitées afin d'assurer la stabilité du gisement.» Les filons d'or serpentent à travers la roche sous la forme d'un mince ruban. Les dynamiter et les retirer sur de longues distances revient à exposer les mineurs à des risques importants: les galeries ont beau être correctement protégées, la pression exercée par les masses rocheuses de plusieurs kilomètres d'épaisseur peut finir par avoir raison des équipements mis en place.&lt;br&gt;&lt;br&gt;</text
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time="535000"
>«Le véritable danger provient des secousses sismiques. Si plusieurs milliards de tonnes de roche se mettent soudain à trembler au-dessus du lieu d'extraction, on peut craindre des éboulements rocheux ou un effondrement du plafond des galeries. Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour éviter ce genre d'accidents, mais les secousses sismiques restent une menace perpétuelle. Nous n'avons pas d'autre choix que faire de notre mieux pour prévenir ce genre de catastrophes.»&lt;br&gt;&lt;br&gt;</text
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time="576000"
>La prévention des accidents passe également par une sensibilisation intensive des mineurs. Nombre d'entre eux sont originaires de pays voisins comme le Mozambique. 70% des salariés des mines sont analphabètes. «Nous sommes actuellement à la recherche de solutions visant à une meilleure sécurisation de l'extraction du minerai ou de l'utilisation des explosifs, comme p. ex. le recours à une scie à fil diamanté.» Cet instrument permet de désolidariser avec précision le filon d'or de sa gangue minérale sur toute sa longueur. En renonçant à se servir d'explosifs, on réduit la probabilité de modification de la structure des zones de part et d'autre de la coupe et par là même, le risque de secousse tellurique. L'extraction d'or à la scie à fil diamanté n'en est cependant qu'au stade expérimental; il reste à régler certaines difficultés techniques avant que ce procédé novateur d'extraction minière puisse s'imposer. &lt;br&gt;&lt;br&gt;</text
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time="643000"
>Une équipe de mineurs travaille huit heures sous terre avant de retrouver la lumière du jour. Ces mineurs viennent de terminer leur journée: ils sont 7500 au total et travaillent à différents étages de la mine. Il faut maintenant les remonter à la surface dans les plus brefs délais par le puits principal, seul accès possible.&lt;br&gt;&lt;br&gt;</text
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